Membres

Vos impressions ici :



Écrivez vos impressions sur ce blog et son auteur (et non des demandes de renseignements)

http://www.livre-dor.net/livre.php?livredor=130290.

mardi 13 décembre 2016

LE DIABÈTE sucré chez les carnivores  :
Traitements d'homéopathie et de phytothérapie
















  (Plantigradie chez un chat diabétique-photo de MSD)


Cette maladie est due à une insuffisance de sécrétion d'insuline par le PANCRÉAS.

Les cellules endocrines, les « îlots de Langerhans » ne produisent plus assez de cette substance nécessaire au catabolisme des sucres.
Il s'est suit une une hausse des sucres dans le sang (hyperglycémie) qui va entraîner de graves désordres dans l'organisme.
Elle concernerait environ un chat sur 200 et un chien sur 300 ( Dr Valérie Lacoste) 

Étiologie :


C'est une maladie multifactorielle. Certains diabètes peuvent être secondaires à d'autres maladies (Cushing par ex.) ou à des traitements (corticoïdes par ex.).
D'après les Pr Moraillon , Legeay et coll. il  existe plusieurs types de diabètes sucrés chez les carnivores  :


-les diabètes « primaires » :
  • diabète « juvénile » affection auto-immune : rare
  • diabètes primaires de l'adulte dont les facteurs sont auto-immuns, environnementaux, génétiques...
-les diabètes « secondaires » :
      • à des maladies endocriniennes : l'obésité,  l' hyper-corticisme (Cushing par ex.), l'acromégalie du chat, l' hyper-estrogénie de la chienne ( =chaleurs trop fortes)...
      • des médicaments toxiques : cortico- stéroïdes comme la cortisone, acétate de mégestrol (= pilule contraceptive).

        D'après le Dr Valérie Lacoste du laboratoire MSD santé animale : "certains facteurs augmentent le risque tels l'obésité et certains animaux semblent prédisposés comme les chats castrés ou les chiennes non stérilisées".



Les symptômes :


-un syndrome de polyurie / polydipsie avec glucosurie : " il boit et il pisse" !
-une polyphagie : "il a tout le temps faim" !
-une perte de poids : " il maigrit" ! (pas toujours).



Les complications sont nombreuses :
cataracte bilatérale ( surtout le chien)
infections bactériennes secondaires (pyodermite, cystite, maladies parodontales...).
Stéatose hépatique
insuffisance rénale
plantigradie chez le chat : "lorsqu'elle est présente (10 à 20 % des cas) , elle est quasi pathognomonique du diabète sucré chez le chat " (Dr Dan Rosenberg)
hypertension
acidose-cétose
troubles neurologiques



En cas de diabète grave  (acido-acétose) :
anorexie, déshydratation, vomissements, respiration lente et ample, dépression, coma....



Le diagnostic :

Il passe par une prise de sang réalisée à jeun de la glycémie.
Son interprétation doit rester prudente chez le chat car elle peut être augmentée par des facteurs comme le stress : "des hyperglycémies voisines de 4 g peuvent être observées dans un quart des cas d'hyper glycémie de stress" (Dan Rosenberg).
Certains anesthésiques utilisés pour la contention (médétomidine, xylazine) peuvent aussi fausser le résultat.
En cas de doute, il faut aussi doser les fructosamines.
Le dosage de l'insulinémie peut être aussi effectué pour un meilleur suivi thérapeutique.



Les traitements :



1)- diététique :


-les aliments industriels :
Les fabricants commercialisent des aliments pour cette pathologie. Le mieux est de consulter un vétérinaire.

-la nourriture ménagère :
les protéines : il est conseillé de donner des protéines de qualité : viande blanche, poisson, bœuf maigre.
les glucides sont apportés par du riz, des pâtes, des sucres lents
les légumes : à éviter les carottes qui sont des sucres rapides.

Il est important de traiter l'obésité, une des causes possible du diabète :  les cellules adipeuses des sujets obèses produisent des cytokines responsables de la résistance à l'insuline.
 La réduction d'apport d'aliments doit être réalisée en douceur pour éviter une lipolyse brutale et un risque d'acido-acétose. Donnez alors des glucides à action lente pour compenser. cette réduction de nourriture.
Veuillez à ce que l'animal dispose toujours de l'eau (fraîche) à proximité.



2)- thérapeutique :

a)-allopathique :

C'est l'insulinothérapie qui est le traitement allopathique de choix chez les carnivores.
Les injections se feront au moment des repas. Il est bon d'agiter doucement le flacon et le réchauffer dans la paume de la main avant l'injection. Il faut changer aussi le point des injections.
Il existe différents type d'insuline (rapide, retard). Le choix sera celui du vétérinaire traitant qui l'adaptera au type de diabète. Ce n'est pas l'objet de cet article.



b)-homéopathique :

L'homéopathie peut suffire en cas de diabète léger ou être complémentaire d'une insulino-thérapie , surtout en cas de difficulté à « équilibrer un diabète »  notamment chez le chat. où parfois une unité d'insuline en plus ou en moins change la donne !


-Phosphorus 15 CH :
C'est le remède de l'insuffisance pancréatique qu'elle soit endocrine (diabète) ou exocrine (digestif) : 2 prises par jour.
-Lycopodium 5 CH :
C'est le remède à donner chaque fois qu'il y a un ralentissement d'une fonction de l'organisme ou qu'elle est insuffisante, un ralentissement du métabolisme général  : foie, rein,... (2).
Dans les maladies chroniques, il faut toujours commencer Lycopodium en basse dilution pour éviter une aggravation indésirable ! 2 prises par jour.
-Pancréas 4 CH :
pour stimuler un pancréas épuisé : 2 prises par jour. Il agit aussi sur le pancréas exocrine.
-Insulinum 4 CH :
pour stimuler la production d'insuline par la pancréas : 2 prises par jour.
-Glucagon 30 CH :
pour freiner la production de glucagon, hormone du pancréas qui stimule la décomposition du glycogène (la réserve du sucre) en glucose dans le foie.
-Uranium nitricum 9 CH :
en cas d'amaigrissement malgré un gros appétit. La soif est vive avec une polyurie abondante. Une certaine aversion pour la viande.
-Sulfur  9 CH :
Ce remède s'adresse à de gros mangeurs , sujets aux allergies (peau, asthme...).
Il ne sera donné qu'une fois par semaine. C'est le remède de fond du diabète gras.
-Acetum acidum 7 CH :
Ce remède est indiqué en cas d'acidose du sang.

L'oligo-thérapie :

Il est conseillé d'associer des oligoéléments comme le chrome (Glucochrome par ex.) et le zinc (Blende DH 8 par ex.), le premier stimulant les récepteurs à l'insuline, le second qui freine la peroxydation lipidique et protège de la glycation. De plus le zinc est présent dans les ilots de Langerhans, cellules productrices de l'insuline. Il les protège du stress oxydatif.

Bibliographie :

- Dictionnaire Pratique de thérapeutique Chien, chat, Nac de Robert Moraillon et coll. (Edition Elsevier-Masson).
- Guide pratique d'homéopathie chez le chien, le chat, les Nac de Marie Noëlle Issautier (Edition du Point Vétérinaire).
 - L'homéopathie vétérinaire Dr Henri  Quiquandon , Dr Stanislas Kubicz (le Point vétérinaire)
 -Dictionnaire d'homéopathie pour nos animaux de compagnie Dr Philippe de Wailly (Edition du Rocher).
-Homéopathie vétérinaire de la théorie à la pratique de J.Millemann et P.Osdoit (Edition Pietteur)
- La bible de l'homéopathie Dr Alain Paul   (le Courrier du livre).
- Homéopathie : guide pratique d'Albert-Claude Quemoun ( Edition Quotidien malin)
- Homéopathie : connaissances et perspectives Alain Hortvilleur et coll. (Elservier éditions)
-Phytothérapie et homéopathie Danielle Roux et Albert-Claude Quemoun  : associations possible (Le     Moniteur des pharmaciens)
-Nouvelles cliniques de lithothérapie déchélatrice de Max Tetau et Daniel Scimena (Editions Similia.
 +
-La dépêche Vétérinaire n° 1274 : "novembre, mois du diabète animal"  par Dan Rosenberg, vétérinaire et la boratoire MSD santé animale.
-www.diabete-chien-chat.com.fr :  site d'accès pour les vétérinaires et les propriétaires.


c)- de phytothérapie :


La phytothérapie pourra être prescrite en cas d'un diabète léger ou en complément de l'insulinothérapie.

1)- les plantes à mucilages :

Elles ont un effet négatif sur l'absorption des glucides et des graisses au niveau intestinal, en formant un gel qui diminue leur assimilation.
Le Fenugrec (Trigonella graecum) :
La gousse de cette plante régularise bien la glycémie post prandiale et sera pris après chaque repas.
Il existe en EPS.



2)- les plantes hypoglycémiantes :

-Le Noyer (Juglans regia L) :
Les feuilles de cette plante agissent sur la pancréas dans sa totalité.
Cette plante peut être prescrite à la fois pour soutenir aussi bien le pancréas exocrine (celui de la digestion) que le pancréas endocrine, celui qui régule la glycémie. Il stimule la sécrétion d'insuline
Il existe en EPS et en gémmothérapie.


-L'Olivier  (Ollea europea L):
Les feuilles de cette plante améliore l'action de l'efficacité de l'insuline.
IL existe en EPS et en gémmothérapie.


-La Myrtille (Vaccinium myrtillus) :
La feuille de myrtille contient une glucoquinine hypoglycémiante.
Elle existe en EPS.


-Le Ginseng (Panax ginseng) :
Par la présence de ginénosides, il diminue la glycogenèse hépatique.
Il existe en EPS.


-Le Gymnéna sylvestre (Gymnena sylvestris) :
Il améliore le fonctionnement des ilôts de Langerhans qui produisent l'insuline.
Il existe en EPS.

Il existe d'autres plantes qui seraient à ajouter à celles ci.
Des laboratoires vétérinaires commercialisent des préparations" prêtes à l'emploi" comme Phyto-diabète de Phyto-compagons. ou Cani phyt-diabète de Cani phyt' . Je n'ai pas eu l'expérience de leur usage en clientèle.


Rappels :


-Les EPS sont des Extraits de Plantes fraiches Standardisés.
La posologie chez les carnivores est d'un ml pour 5 kg de poids par jour avec un maximum de 5 ml.
Ils sont surtout utilisés en médecine canine car il est souvent difficile de faire prendre des plantes à des chats à cause de leur odeur et de leur goût !
Des associations sont possible comme Olivier + Noyer.

-La gémmothérapie est une méthode thérapeutique qui utilise des bourgeons frais végétaux pour se soigner, riches en principes actifs.
Elle est prescrite en macérats glycérinés à la dilution DH 1. La posologie est d'une goutte par kilo et par jour. Attention les macérats sont alcoolisés et il est parfois difficile de les faire prendre à des chats, malgré la faible quantité d'alcool donnée.



Bibliographie :

-Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie de P.May, vétérinaire (éditions Med'com).
-Soins naturels pour le chien de F.Heitz, vétérinaire (édition Ulmer).
-Phytothérapie et homéopathie de D. Roux et A.-C Quemoun.
-Guide de gemmothérapie familiale Dr M.Tetau et D.Scimena (Guy Trédaniel éditeur)



2 commentaires:

Arnaud Veto a dit…

Rappel :

Ne pas faire de commentaires et ne poser pas de question ici.

Allez au démarrage du blog.
Merci.

Laurence Crouspeyre a dit…

Bonsoir docteur.

J'ai commence dimanche le traitement pour Gaia : cortisone 9ch + ACTH 5CH 3gr matin et soir - histamine 5ch+blatta orientales 5 ch 3gr matin et soir - EPS de fumeterre, chardon marie et bardane 0,5ml matin et soir- soufre et pyrolusite 3gr de chaque séparément le matin à jeun. Depuis je trouve qu'elle mange moins: cela peut-il être du aux EPS? Si oui que faire ? Ce traitement est il adapté selon vous ?
J'ai une autre chatte âgée de 11 ans qui, depuis peu, a des nausees en voiture. Elle n'est absolument pas stressée ou angoissée. Ce n'est pas lié à un état nerveux. Que me conseilleriez vous ?
Merci infiniment pour votre aide. Bien cordialement.