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samedi 8 octobre 2011

cancers et dénutrition chez les carnivores

La dénutrition dans les cancers des carnivores :


Causes de la dénutrition dans les cancers :

Des études récentes ont démontré que le tissu tumoral se comportait comme « un voleur nutritionnel » captant ce que l’organisme a de meilleur dans ces réserves énergétiques. ("nutritional steal syndrome")(1).
Les glucoses hépatique ou musculaire, stockés physiologiquement sous forme de glycogène deviennent alors l’énergie principale du tissu tumoral....
En effet, les tissus tumoraux sécrètent des médiateurs qui induisent une sécrétion d’hormones cataboliques , c'est à dire destructrices : augmentation de la protéolyse : destruction des protéines de l'organisme, augmentation de la lipolyse : destruction des graisses , augmentation de la glycogénèse, c'est à dire de la fabrication de sucres, nécessaire au bon fonctionnement des cellules cancéreuses... Les tissus tumoraux produisent aussi des médiateurs cachectiques (= responsables de la fonte musculaire, des graisses...).
D’autres travaux démontrèrent aussi la captation par le tissu tumoral des oligo-éléments essentiels au bon fonctionnement des cellules.
Il y a souvent une chute du Magnésium et du calcium avec des conséquences graves sur les métabolismes.., se traduisant par de l'asthénie, des troubles dépressifs, de troubles de l'ossification...

Cette dénutrition de l’organisme cancéreux a des conséquences directes sur son état général mais intervient aussi tant dans l’efficacité que dans la faisabilité du traitement anticancéreux.
Le défaut de nutriments spécifiques entraîne une réduction des capacités fonctionnelle (fatigue),immunitaire(risque d’infection accru) et de régénération cellulaire (= cicatrisation postopératoire).
La dénutrition provoque une majoration du risque de complications . Et une majoration du risque thérapeutique (toxicité augmentée des médicaments). (2)

D’où l’intérêt d’aider l’organisme à lutter contre le cancer, en traitant la dénutrition, au plus tôt !



Traitements de la dénutrition :

L’animal présentant un cancer doit avoir un régime alimentaire spécial :

- Riche en protéines de première qualité à cause de la protéolyse destructrice des muscles : Viande rouge (bœuf), œufs, fromages blancs. A éviter les graisses animales ou les tendons (les "nerfs")...Supprimez toutes les boites et croquettes de premier prix, fabriquées avec des déchets d'équarrissage et trop riches en graisses saturées et glucides végétaux... ! N'apportez pas de produits toxiques supplémentaires à l'organisme affaibli de votre animal...
Je serais partisan de revenir à une alimentation traditionnelle, plus naturelle..., sans conservateur ou autre appétant !

- Enrichi en vitamines :
-les vitamines du groupe B :( sources : levure de bière, foie de veau ou d'agneau...). Toutefois, La vit.B12 est à éviter dans les cancers, car elle accélère la division cellulaire..., y compris celle des cellules cancéreuses...
-la vitamine C :( sources : baies de Goji, acérola, argousier, cynorrhodon, persil...) agirait en inhibant la prolifération cellulaire; elle augmenterait les effets positifs de la radiothérapie, tout en diminuant les effets néfastes (3).
-la vitamine E :( sources : huiles de germes de blé, tournesol...) protège les membranes des cellules contre radicaux libres; elle pourrait créer une enveloppe protectrice autour des cellules malades et les isolerait des cellules saines .

-Enrichi en oligoéléments :
Les tissus cancéreux sont habituellement carencés en Magnésium et Calcium mais pléthoriques en Potassium et en Sodium.(4).
Selon le laboratoire producteur des Granions (=oligoéléments en ampoules buvables)le Magnésium empêcherait la perte anabolique des vitamines notamment la vitamine E(qui possède une activité anti-carcinogène).
Le magnésium a aussi un pouvoir d'activation de la phagocytose par les leucocytes. Donc en pratique, il faut apporter toujours du Magnésium à un organisme atteint d'un cancer. L'excès n'est pas dangereux !
Le Sélénium associé au Cuivre constitue aussi un bon complément dans le traitement des tumeurs.
L'association Cuivre-Or Argent stimulant les défenses de l'organisme est aussi indiquée en cancérologie; elle peut être aussi associée avec des granions d'Uranium.

La plupart de ces oligoéléments se retrouvent dans la Spiruline et dans le Nigari, produits que nous offre la Nature....,et aussi dans la levure de Bière.


-Enrichi en acides gras essentiels:
(Sources : les huiles de Bourrache, d'Onagre, de Colza..., et les poissons gras, comme la sardine, la maquereau, le hareng, l'anchois...).
Les AGE (Oméga 3-6) aideraient à ralentir la croissance de la tumeur. il faut cependant en apporter sans excès : sur un organisme affaibli, il faut penser à ménager le foie et le pancréas...

- Enrichi en probiotiques :
Ils participent au bon fonctionnement intestinal et qui ont aussi un rôle immunitaire prouvé.
En plus,ils contribuent à favoriser le développement d'une "flore de fermentation", acidophile, qui va protéger l'organisme d'une auto-intoxication, favorable au développement des cellules cancéreuses. (4)


-Pauvre en glucides (sucres) :
Le glucose est le "comburant" de la cellule cancéreuse ! donc à limiter !

Des laboratoires ont développé une gamme d’ aliments adaptés à l’animal cancéreux ( ND Hills..) et aussi à l’animal dénutri ( AD pâté Hills, Nutri plus gel Virbac, Fortol Intervet...).

Remarque :
Souvent, l’animal dénutri par son cancer a peu d’appétit. Il convient de lui donner des repas légers et nombreux dans la journée et de varier son alimentation.

Des plantes peuvent être associées à ce traitement :

-La Bardane (Arctium lappa) , le Chardon -Marie ( Sylibum marianus):
Elles stimulent le foie et participent à l’élimination des déchets , aussi des toxines produites par la tumeur que celles induites par le traitement de chimiothérapie…
-la Piloselle (Heracium pilosella), le pissenlit (Taraxacum officinalis) :
Par leurs propriétés diurétiques, ces plantes contribuent à l’élimination des déchets par les voies urinaires, et participent indirectement au bon fonctionnement du foie .
Dans les traitements de chimiothérapie, ce sont souvent les reins et le foie qui " lâchent"..., d’où l’intérêt de ces plantes drainantes et protectrices de ces organes.

- L'extrait de pépins de pamplemousse ou EPP, par la présence de substances antioxydantes (les limonoïdes), limiterait la prolifération des cellules cancéreuses.
De plus, c'est un excellent fortifiant.

-l'apport de céréales germées peut redonner un peu d'appétit et d'entrain à des organismes épuisés. ( par ex.Avena sativa de 1 à 3 DH en homéopathie).

En conclusion, Hippocrate(460-356 avant J.C) disait déjà :

"Que votre aliment soit votre médicament"

Mais, la nutrithérapie a vraiment vu le jour, il y a une cinquantaine d'années avec les travaux du Dr Catherine Kousmine (1904-1992). : une alimentation saine peut redonner à l'organisme malade ses capacités de guérison.(5).
Elle associe à cette démarche une série de mesures : supplémentation en nutriments ( vitamines, oligoéléments, AGE), hygiène intestinale (lutter contre la constipation par des lavements), maintien d'un équilibre acido-basique de l'organisme (ph des urines compris entre 7 et 7,5) et enfin l'immunomodulation (Le but est "induire une désensibilisation immunitaire à l'agent causal et aussi de relancer une défense immunitaire normale du sujet").

Par ses idées novatrices, Catherine Kousmine fut fort décriée par ses collègues médecins de l'époque... Condamnée, elle dut quitter la France !
Depuis, les médecins, les nutritionnistes, les naturopathes insistent aussi sur la prévention du cancer.
Selon les dernières observations du Fond Mondial de la Recherche contre le Cancer, publiées en 2007, on estime que 30% de tous les cancers sont directement reliés à la nature du régime alimentaire des individus. L’hérédité ne représenterait qu'une faible proportion de tous les cancers de l'ordre de 15%.
75% des cancers pourraient être prévenus, en modifiant notre mode de vie (6).

Je crains que ces chiffres, alarmants chez l'homme, soient supérieures chez nos animaux- de compagnie- .
L'alimentation que leur donne "le Maitre" est souvent de mauvaise qualité et nous sommes donc responsables de leurs cancers !




Bibliographie :

(1)-Professeur H. Joyeux, chef de consultation à l’Institut du cancer de Montpellier: Nutrition et cancers ( colloque International en Italie du 24 au 26 septembre 2004)
(2)- École de la dénutrition :http://www.ecole-de-la-denutrition.com
(3)-The Moss Reports : The cancer chronicles :Alternative treatments (bulletins du Dr Ralph W Moss, cancérologue réputé aux US). Nombreux liens sur internet.
(4)- Oligo-éléments et Oligothérapie : Dr Claude Binet
(5)-Dr Kousmine : "Soyez bien dans votre assiette". La sclérose en plaques est guérissable". "Sauvez votre corps"
"Votre alimentation selon l'enseignement du Dr Kousmine", par le Dr Alain Bondil et Michel Kaplan.( Le Dr Alain Boudil est un de mes amis de Ste Maxime !).
Fondation: www.kousmine.com
(6) -Richard Beliveau : les aliments contre le cancer. La santé par le plaisir de bien manger.
R. Beliveau, biochimiste de formation, canadien, est professeur et titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer à l'Université de Montréal (Québec).
site: richardbeliveau.org

2 commentaires:

Arnaud Veto a dit…

Pour écrire un commentaire ou poser une question relative à cet article, allez au démarrage du blog :arnaudveto.blogspot.com (2009) et suivez la procédure indiquée.

Merci

Anonyme a dit…

Bonjour,

Peut-on mélanger du suc de pissenlit dans la paté d'un chat ?